CONCOURS CREATIF RILKE Classe des premières germanistes (108 et 109)
À l'occasion du 150e anniversaire de la naissance (2025) et du 100e anniversaire de la mort (2026) du célèbre écrivain de langue allemande Rainer Maria Rilke, le Goethe Institut (Institut national qui promeut l'enseignement de la langue et de la culture allemande à l’international) a lancé un concours créatif pour les élèves germanistes.
Monsieur Michaut et ses élèves de premières y ont participé. Pendant plus d’un mois, les élèves ont étudié les œuvres du poète, et ont découvert les mouvements artistiques allemands du début du siècle dans le domaine de la littérature, mais aussi de la peinture. L’accent était mis sur le lien entre la poésie, la musique et la peinture. Les élèves ont été particulièrement réceptifs, étant donné que beaucoup d’entre eux pratiquent une activité musicale ou artistique.
Le projet final était un travail de groupe : les élèves devaient, par groupe de 3 ou 4, faire un “vidéo-poème” en mettant en image et en musique un poème de Rilke. Ils ont ensuite voté pour leur projet préféré, qui est celui que nous avons envoyé au Goethe Institut pour participer au concours.
Nous sommes ravis de vous informer que la vidéo a remporté le premier prix de sa catégorie !
Félicitations à toutes et tous les élèves de la classe, qui ont montré beaucoup d'intérêt et de motivation dans l’étude de l'œuvre (parfois difficile !) de Rilke, et qui ont fait preuve d’une créativité remarquable dans leurs projets.
Voici donc le projet gagnant : un “vidéo-poème” sur le poème célèbre de Rilke, Der Panther.
Der Panther Im Jardin des Plantes, Paris Sein Blick ist vom Vorübergehn der Stäbe so müd geworden, daß er nichts mehr hält. Ihm ist, als ob es tausend Stäbe gäbe und hinter tausend Stäben keine Welt.
Der weiche Gang geschmeidig starker Schritte, der sich im allerkleinsten Kreise dreht, ist wie ein Tanz von Kraft um eine Mitte, in der betäubt ein großer Wille steht.
Nur manchmal schiebt der Vorhang der Pupille sich lautlos auf –. Dann geht ein Bild hinein, geht durch der Glieder angespannte Stille – und hört im Herzen auf zu sein.
Rainer Maria Rilke, 1903 |
La panthère (Traduction Claude Vigée) |